De la chaudronnerie à la bijouterie

Je suis né en 1970 à Malzéville près de Nancy dans une famille ouvrière.
Mon père était soudeur et, tout naturellement, j’ai envisagé de travailler le métal à mon tour.
J’ai commencé comme chaudronnier soudeur en 1986 dans différentes usines,
puis j’ai continué mon approche du métier chez Alstom.

En l’an 2000, j’ai eu l’heureuse opportunité de suivre une formation chez un bijoutier de Nancy.
Je suis ainsi passé des aciers durs aux alliages légers : laiton, cuivre… et je me suis initié
à la soudure à l’argent. Cette expérience, qui tenait autant du hasard que de la chance,
a été une révélation. J’avais découvert l’univers miroitant des bijoux et je n’allais plus le quitter.

Modestement, je commençai à créer des petits modèles que je dispersai dans des points de vente,
puis mon stock se diversifiant et s’enrichissant de formes, de gemmes et de matériaux nouveaux,
que je proposai dans des expositions artisanales, des défilés de modes, des présentations de miss
et des foires commerciales.

En 2005, l’Office de tourisme de Nancy me commanda, pour célébrer l’exemplaire
rénovation de la place Stanislas, un collier fantaisie agrémenté de feuilles d’acanthe
qui renvoyait aux élégantes décorations des lampadaires et des grilles dorées de Jean Lamour.
Ce qui me fit ensuite contacter par la Réunion des musées nationaux pour distribuer
ces modèles naturalistes dans les boutiques des musées français, dont Orsay à Paris, Lille et Nancy.

Aujourd’hui, je poursuis mes recherches sur les patines et les aspects de finition
– travail esthétique qui est ma marque – et, volontairement, j’utilise toujours des matériaux humbles
afin que mes bijoux restent accessibles au plus grand nombre, cela malgré leur qualité
reconnue et leur originalité.

Je continue également à me former, par exemple, récemment, à la fabrication de modèles
en pâte de verre réalisés à partir de moules en cire perdue, qui orneront mes futures parures.